Capharnaüm – 5

Mais que cela fait longtemps que je n’ai pas pris le temps de faire un billet de blog.
Décidément, il faut que je me fouette un peu pour prendre le temps de l’alimenter plus souvent. Ce ne sont pas les sujets qui manquent… Mais plus souvent la motivation… enfin, ce n’est pas le but d’un Capharnaüm que de s’étendre sur ces sujets-là, je prendrai le temps d’y revenir dans un petit bilan de l’année – plus qu’étrange – qui vient de s’écouler.

Parce que ces derniers mois ont été chargés en sorties diverses, actualités, événements. Le moins que l’on puisse dire, c’est que si vous vous êtes baladé·es dernièrement dans les librairies, il est fort probable que vous soyez tombés sur une ou deux couvertures que j’ai pu réaliser cette année.

Bref, sans plus attendre, voici le menu !

Le Witchtober

Au mois d’octobre, vous le savez, j’ai lancé (oulalah, attention, gros influenceur) le witchtober (pour savoir ce que c’est, le pourquoi du comment qu’on fait tout ça, on clique ).

Et ça s’est merveilleusement bien passé. Il manque tout de même un dernier dessin à faire (et je le ferai, promis). Mais le principal, la petite source de stress quand j’ai cliqué de mon doigt potelé sur le petit bouton « post » le premier octobre, c’était surtout de savoir si les gens allaient suivre le mouvement. Si l’idée plairait. Et vous avez été fantastiques. Il y a eu beaucoup, beaucoup de participations. Sur twitter et instagram, j’avais des notifications tous les jours de gens qui y participaient. C’était vraiment un beau moment. Un immense merci à toutes celles et ceux qui ont donné un peu de temps pour participer.

Sans savoir si je le referai, c’était vraiment bien. Sans plus attendre, la petite galerie de ce que j’ai réalisé pendant ce mois d’octobre:

Quelques couvertures…

Il faut bien avouer que cette fin d’année fût assez riche en actualités. Le petit truc à savoir, c’est que quand on fait une couverture de roman, on les fait largement en amont de la parution dudit livre. Parfois on en réalise sur plusieurs mois. Et hasard du calendrier, les livres sortent tous en même temps. C’est un peu ce qui a pu se passer ces dernières semaines.

Dans cette fournée, on retrouvera le 4éme et dernier tome de la série La légende des 4, de Cassandra O’Donnel (chez Flammarion), le 4éme et également dernier tome de Monstr’hôtel, la série jeunesse de Carina Rozenfeld (aux éditions Gulfstream). Mais aussi un livre à paraître en début d’année: Prunelle, sorcière rebelle, d’Agnès Laroche, aux éditions Rageot.

J’ai eu la chance de réaliser la couverture d’un joli livre : La mécanique du Diable, de Philip Pullman (aux éditions Flammarion) !! Le livre a une belle édition, jaquette et illustrations intérieures.

Pour terminer ce petit chapitre, je ne peux pas ne pas parler de la grosse édition de The Witcher sortie dernièrement aux éditions Bragelonne. C’est une intégrale, deux énormes livres. Richement illustrés par plein de gens hyper talentueux (Didier Graffet, Marc Simonetti, Jean-Sébastien Rossbach, Magali Villeneuve… je me demande même ce que je fous là dedans).
Pour ma part, j’ai illustré Filippa Eilhart !

Érèbe

Vous le savez, ma moitié, Onirography, écrit. Je suis un gros privilégié car je peux lire tout en avance. Et Érèbe, dans sa première version, avait été un coup de cœur personnel. J’aimais l’univers, les personnages, l’ambiance, l’époque.

J’ai donc été ultra enthousiaste quand elle m’a annoncé qu’elle reprenait le roman. Il est encore mieux que la première mouture. En plus, on repartait sur une collaboration pour la couverture et ça, j’adore. Le roman est sorti en deux versions, une classique et une collector.
Elle en parle mille fois mieux que moi, donc allez voir sur son site !

N’oubliez pas qu’en tant qu’autrice indépendante, le bouche à oreille compte beaucoup. Parlez de ses livres s’ils vous ont plu. Légitimez aussi une plume qui vous a fait voyager. L’autoédition souffre encore de beaucoup trop de clichés (je pense qu’un jour, je vous ferai un gros pavé/billet d’humeur là-dessus). Bref, soutenez la création indépendante !

Voici la couverture d’Érèbe ainsi que la version collector.

Rue de Minuit

Alors non seulement ma chère et tendre écrit mais elle vient de lancer une boutique !

Rue de Minuit. C’est son joli petit nom. Il fait référence à la cité de Minuit de sa duologie Midnight City / Night travelers (à lire absolument aussi). Imaginez qu’il s’agit de la boutique d’un artisan d’une ville fantastique, teintée de bleu dans une nuit perpétuelle. Une vraie invitation au voyage (je vous laisse mater comment c’est beau).

Vous y trouverez également un petit carnet avec une illustration de la Funambule, personnage clé de cet univers.

Argyll

Ces derniers mois ont été aussi un gros moment pour un projet qui était en gestation depuis quelques temps : ARGYLL.
Une maison d’édition éthique. Tournée vers les auteurices et les lecteurices. Des livres SFFF mais pas que. Des rééditions d’anciens textes aussi. Des choses un peu oubliées qu’il faut remettre en avant, parfois. On parle de tout ça en long et en large sur le site de la maison, bien entendu.

C’est le projet de deux amis au départ, Xavier Dollo et Simon Pinel. Ils ont été rejoint dans l’aventure par Frédéric Hugot (qui s’occupe de toute la partie livre numérique) et moi-même. J’ai en charge… la partie visuelle (c’est fou, je suis sûr que c’était complètement inattendu !).

Je me suis donc mis au boulot pour faire le logo de la maison d’édition, le site et les premières couvertures. Je parle même du cheminement de tout ça dans un article, directement sur le site d’Argyll.

Les premières couvertures:

Mysterium Park

C’était aussi la sortie de Mysterium Park !

Petit nouveau dans la gamme, c’est un jeu indépendant (oui, ce n’est pas une extension !).

Plus rapide à mettre en place, avec moins de matériel que son grand frère, il est facilement transportable. Attention, cela ne veut pas dire que le jeu est plus simple…

Pour l’occasion, changement d’univers aussi. L’action prend place dans un fête foraine… ambiance garantie !

A dwarf’s journey

Quelque chose de plus personnel.

J’avais fait quelques croquis il y a fooort longtemps (prenez la voix des narrateurs dans les vieux films fantasy… un peu enrouée). C’était un portrait d’un nain. Puis il est apparu une deuxième fois, attablé, pensif, devant sa pinte. À sa troisième apparition, un jeune faune l’accompagnait autour du feu, pour une histoire qui promettait d’être palpitante. Petit faune qui est venu redire bonjour une autre fois dans mes carnets. Notre ami nain a même eu droit à son petit buste en modelage.

Eh bien ces deux personnages ont donné lieu à une toute petite série d’illustrations, que voici:

Là aussi, j’espère pouvoir continuer leurs aventures et donner un peu plus de contenance à ces personnages sur le long terme… Donc ne vous étonnez pas si vous les revoyez plus tard.

Cette série a également inspiré l’autrice Clémentine Ferry, pour une nouvelle: La ballade de Barvarg. Encore merci à elle.

Les champidragons : le livre

Last but not least, comment ne pas vous parlez d’un sujet encore brûlant à l’heure où j’écris ces lignes. Jour après jour, je reçois des messages me demandant « MAIS Y A DES PRINTS DES CHAMPIDRAGONS, OU PAS ? » (la réponse est toujours non). Comme je vous l’avais confié dans un article précédent, je voulais trouver quelque chose d’un peu particulier pour ces Champidragons.

Puis un jour, j’ai repensé à une idée que j’avais eu il y a longtemps. Je voulais faire un petit carnet de cartes postales détachables. Et là, bim, l’idée. Si je reprenais ce fonctionnement pour un livre au format plus généreux.
Petite image explicative :

Le livre serait dans un format 30x20cm, horizontal. Les prints détachables de 20x20cm. Un papier bien épais. La petite fiche du champidragon serait présente aussi sur le verso du print, pour que tout reste indépendant (au cas où on perdrait le petit livre).

Ce serait un bel objet. Je pense que le prix tournerait autour de 40/45€. Pour 17 prints (15 bestioles et la couv) et un petit livre si on détache tout.

Un exemple de page. Avec les deux parties, la petite fiche et le print détachable. Ainsi que le verso.

Reste à savoir comment je fais ça. Précommande, Ulule… j’ai la théorie, la pratique, elle est encore en réflexion. L’enthousiasme a été très fort à l’annonce (d’ailleurs, n’hésitez pas à le montrer dans les commentaires si vous voulez… c’est la meilleure façon de me montrer que vous êtes présent·es !). Je vais voir pour vous concoctez ça au plus vite.

Eeeet… c’est la fin de ce Capharnaüm. Forcément le dernier de l’année. Une année étrange. Comme je l’ai dit en introduction, j’y reviendrai dans le petit bilan annuel. J’en profiterai pour faire une prolongation du bilan de 2019, sur mon état de santé, les projets à venir, ce que j’espère pouvoir faire pour la nouvelle année qui se profile. Bref, vivement 2021. D’ici là, je vous souhaite de passer le meilleur moment possible pendant les derniers jours de cette année. Déconnez pas. Soyez prudents, pour vous comme pour vos proches.
Oh, et avant de vous laisser (après, je pars, promis), j’ai reçu un petit appareil photo… on dirait qu’il peut prendre les faes en photo !

Voilà. Prenez soin de vous.

9 comments on "Capharnaüm – 5"

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